Eau de vide

Eau de vide
"Peindre ou faire l'amour"


Elle était là. Débout dans le rayon charcuterie de son supermarché favoris à se trimbaler des questions philosophiques sur le choix des merguez ou des chipolatas en vue du barbecue du samedi ou peut-être bien dimanche car le type de la météo à changé de disque, cette fois il pense qu'il va faire beau mais personne ne le sait vraiment, surtout avec le réchauffement de la planète enfin bref elle était là comme une saucisse devant les merguez et les chipolatas qu'ils allaient griller, lui, les enfants, elles, sur les 3m² de pelouse défoncés devant les hlm (gris n'est-ce pas) et les carcasses à roues.
Le voilà justement, Jules, enfin son mec, son keum, son roméo, son homme, son copain, son amoureux, je sais pas moi, son conjoint.
Alors lui il était fort autant de bas en haut que de haut en bas.
Il devait sortir du rayon des surgelés parce qu'il avait un bonnet, un bonnet orange. Pas le orange que l'on connait tous, non non non. Une espèce de orange immonde, pâle et froid, entre saumon mort et orange pas mûre. Un T-shirt Club Mickey délavé, les oreilles avait disparus je crois, un short multicolore, orange fluo, jaune fluo, bleu très foncé, de jambes à poil longs et des tongues recouverte de ce que je n'ose appeler crasse. Un chef d'oeuvre.
Finalement, ils ont choisi un paquet et ils ont plongé dans le cadis, le cas dit, ils vont les faire griller et tant pis si le voisin se plaint, ils avaient décidés de l'e**erder jusqu'au bout.
Dans le chariot, un article semblait en vie, il grognait, il hurlait, il braillait, fabriquant caprices à chaque passage devant le rayon des jouets et celui des confiseries.
La mère, après quelques jurrons bien servi à point accompagnés d'un marmelade de postillons, déposa à côté des saucisses une boite de bonbons que l'article vivant (qui était, je m'en rendis enfin compte, un enfant) s'empressa de massacrer de ses petits poignets que son père tordait avec violence quand l'intensité de ses cris devenait enfin insuportable.
Et moi au milieu de tout ça, j'étais dépaysé, j'observais, j'admirais presque, ce mélange... Je sais pas, j'étais pas venu pour voir ça c'est vrai, mais je l'ai vu, je sais plus ce que je devais faire d'ailleur...
Ah l'amour... Comme c'est beau l'amour... Et la vie... Vous la voyez la vie ? Comme elle est belle... C'est des scènes comme ça qui me font du bien... Me sentir comme transporté... C'est vrai, vous allez grimacer c'est certains mais avouez que vous aussi devant ce théatre (qu'est la vie d'ailleur) parfois on se sent comme différent et de grâce on se sent "bien plus mieux d'abord". Moi quand je vois ce genre de personnage certes utiles à notre sociétés (ils travaillent surement) je ne peux m'empêcher de par méchanceté peut-être de me moquer. Mais vous aussi vous le faites. Vous ne le dites pas forcement, vous ne l'écrivez pas mais vous le faites et parfois vous allez, je suis au regret de le dire, beaucoup plus loin... Parce que nous avons tous en nous ce mépris et cette égoïsme, nous sommes la grande et universelle race humaine alors pour assumer il faut assurer et on le fait très bien.
Au fait, vous avez vu le gus qui arrivent là ?

Vite, mes lunettes....
Lola - The Kinks

# Posté le mardi 06 mars 2007 18:26

Modifié le samedi 01 septembre 2007 10:58

La question con se pose et se repose en paix

"Demain dès l'aube"

Tu te lèves un matin et tu sais pas trop pourquoi, tu ouvres une page web et là... tu te pose une question con.
C'est fou comme elles previennent pas quand elles arrivent.
Une question con tombe comme ça sur la tronche mais le pire c'est qu'elle s'accroche à toi, t'essaye d'y répondre, elle peut même t'engoisser.
Pourtant à la base c'est qu'une question con. Une question con.
C'est comme ça qu'un soir, ce soir, j'ouvre un blog et vlan, je me dis :

Est-ce que c'est mieux d'être sourd ou aveugle ?

On pouvait difficilement faire mieux.
Dans aucun cas ce n'est mieux, moi à choisir je préfère garder la vue (même si parfois je ferme les yeux) et l'audition (malgrès Lorie et De Villiers).
Et alors là, une seconde question con (toujours par deux elles vont) tombe (sur la tronche encore).

Oui mais, si tu devais choisir ?

Là... Ca m'étonnerais (je peux me tromper) que Dieu descende de ses cieux délicieux et me disent de sa voix forte et intelligible (oui, Dieu est le frère de Mr Herman) "Roman, veux tu être aveugle ou sourd, si tu ne répond pas, tu auras les deux".
Faut quand même pas charier, moi je veux bien mais là...
Surtout que Dieu il a pas que ça à faire...
Puis... c'est pas un choix évident...
Surtout qu'une fois que je serais sourd je ne pourrais écouter que du Katerine ou du Obispo... Dieu m'enlève les sons mais me donne l'enfer.
Et une fois aveugle... Je vais avoir quelque difficulté pour la suite de ma scolarité et pour le sport... Déjà que je ne sais pas servir au Badminton alors que je pratique le Tennis... Une fois aveugle... oui bon, on verra peut-être pas la différence mais moi je la verrais...
Puis j'ai aucun talent en musique. Stevie (Wonder) n'est pas un membre de ma famille, Ray est mort (et n'était pas un membre de ma famille non plus)...


Mais si j'écrit cette article si tôt ce matin, c'est parce que je suis surtout tombé sur un questionnaire (sur ce fameux blog) plein de ces question con et je me suis dis.

]Je peux faire fortune de ma connerie ?


J'ai allumé la télé... J'ai eu ma réponse... J'étais plutôt satisfait.

♪Requiem pour un con - Serge Gainsbourg♪
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# Posté le mardi 06 mars 2007 20:11

Modifié le jeudi 16 août 2007 00:20

JAMBALAYA TOUR 2007

JAMBALAYA TOUR 2007
Tout d'abord, j'arrive chez moi, enfin presque, là où ma vie a commencée... Mais bon, je fonce, c'est le palais des sports que je cherche. C'est assez simple à trouvé, c'est à côté du parc des expos, autrement dit du salon de l'agriculture qui recevait je crois Ségolène Royal... Sans commentaires...
Enfin 19h30, je pénètre dans le dôme du palais.
20h, la salle est remplie, JJ Milteau rentre accompagné de deux prodigieux Soul men ( Michael Robinson et Ron Smyth) pour sa formule "Soul conversation" ainsi que Manu Galvin à la guitare.
Il chauffe la salle pendant une bonne heure avec des titres blues-rock dont il a le secret, se laissant aller à l'interprétation de deux standards : "You gotta move" et "Rock'n'roll never die".
21h, le rideau s'ouvre enfin sur un décord western, en premier plan un saloon, la formation du Jack Shit (quel nom poétique) ouvre le concert avec une chanson de Elvis Costello "I'm coming home".
Puis c'est au tour finalement d'Eddy Mitchell de rentrer sur "Bye bye Johnny be good" puis "Le seul survivant".
Un tour de chant très varié avec notament une surprise "Fume cette cigarette" qu'il n'avait interprété qu'une seule fois sur scène (Olympia 75). Bien entendu, le nouvel album est à l'honneur avec "Ma Nouvelle Orléans", "On veut des légendes" ou encore "Paloma dort" mais aussi quatre chansons de l'album précédent ("Frenchy") dont "J'aime les interdits" et l'hommage à Gainsbourg "Au bar du Lutetia".
Finalement, il interprétera en toute dernière chanson "Pas de boogie woogie" ce qu'il n'avait jamais fait (habituellement, elle trouve sa place juste avant le rappel).
Un spectacle de toute beauté, certainement le meilleur des trois derniers (auxquels j'ai assisté) c'est à dire le "Live2000", le "Frenchy Tour 2003" et le "Jambalaya Tour 2007".

Les chansons du spectacle, classées par albums :

Rocking in Nashville (1974)

Fume cette cigarette
Bye bye Johnny be good

Sur la route de Memphis (1976)

Pas de boogie woogie

La dernière séance (1977)

La dernière séance

Après-minuit (1978)

Il ne rentre pas ce soir

Happy Birthday (1980)

Couleur menthe à l'eau

Le cimetière des éléphants (1982)

Le cimetière des éléphants

Ici Londres (1990)

Lèche-bottes blues

Rio Grande (1993)

Rio Grande
18 ans demain

Les nouvelles aventures (1999)

J'aime pas les gens heureux

Frenchy (2003)

J'aime les interdits
Sur la route 66
Je chante pour ceux qui ont le blues
Au bar du Lutetia

Jambalaya (2006)

Ma nouvelle orléans
Le seul survivant
Ca l'fait
On veut des légendes
Paloma dort
Y'a un bon dieu
Jambalaya

+ I'm coming home (The Jack Shit Band)
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# Posté le dimanche 11 mars 2007 15:56

Modifié le dimanche 19 août 2007 06:44

Comment ???

Comment ???
"Tu te rends compte mon ange ? On est ensemble depuis 2 mois, 3 semaines, 5 jours, 7 heures, 24 minutes et 12 secondes... oh non 13... woua ça change tout le temps..."

Ah la la... ce que je ne supporte pas ce comportement... Les gens qui comptes...
Par définition, c'est déjà trop scientifique pour moi, mais il y a pire...


Est-ce une compétition ? un record ?

- Tu te rend comptes, cet homme à passé 30 minutes en apnée !
- Et lui ?
- Lui, il est très fort, il est resté avec sa copine plus de six mois !
- Woua le courage !!

Est-ce une forme de courage (bravitude) ? une épreuve ?

- Quelle est ma mission ?
- Vous devez rester avec elle pendant plusieurs mois Mr Bond.
- Evidemment j'aurais des objets, des gadgets !
- Non
- Je ne remplirais pas le contrat, c'est bien trop dur, appelez Rambo.

L'amour est-il une prison ? un bagne ?

- Je suis en prison depuis 2 ans, on ne m'a toujours pas jugé.
- Moi je suis avec mon amie depuis 1 an et ne s'est toujours pas séparés.

Est-ce une histoire d'honneur ? d'amour propre ?

- Quand je pense à tous ces gens seul, j'explose de rire, on devrait en faire un film.
- Tu as bien raison mon amour, nous au moins, on est ensemble depuis depuis 3 mois et 1 jours.

Tout ça pour dire que, compter, d'accord. Mais compter pour quoi ?
Je trouve ça ridicule de faire remarquer que, bah voila, ils sont ensembles, depuis un certains temps. Généralement on trouve le temps long alors on compte... Ah moins que tous ces gens trouvent le temps long... Là, je ne peux plus rien pour eux.


Le plus drôle à mon avis, c'est le jour d'une séparation type douloureuse avec tout le tralala :

- Non, mais tu ne peux pas me faire ça à moi, c'est trop injuste, après tout ce qu'on à fait, tout ce temps passé ensemble
- Comment ??? Tu parles de ces affreux dix mois, deux semaines et 3 jours en ton horrible compagnie ?!

Et puis, surtout, le temps perdu à compter, c'est du temps perdu en compagnie de la dites personne de votre vie, jusqu'au terme, la cassitude de tout ça.

# Posté le samedi 24 mars 2007 11:13

Modifié le dimanche 19 août 2007 06:43

Fans : deux

Fans : deux
Aujourd'hui, notre rendez-vous musical et culturel nous emmène là ou personne d'autre n'avez été encore, à part peut-être Nicolas Hulot, au coeur du groupe, les GRH (Gentils Raviolis Hilarants).

- Bonjour mr King, vous êtes donc membre et leader du groupe "grh", tout d'abord, pouvez vous nous décrire cette musique si particulière que vous jouez avec aise ?

- Bonjour. nous sommes un groupe de hard rock mais typique des années 1970, qui reste proche de ses racines blues.

- En effet, on retrouve des solos impressionnant de guitare folk ou électrique qui n'est pas sans rappeler les plus grand. Mais, d'ou tirez vous ce nom, les "grh" ?

- on cherchait un nom pour le groupe. celui-çi n'avait pas une grande importance, mais il fallait bien en trouver un. Et puis un soir, devant un plat de raviolis, on a passé une soirée des plus amusantes entre nous; Alors hop, fatigués de rechercher un nom, on a pris celui-là...ca peut prêter à rire, voir même paraître des plus ridicule, mais ca symbolise juste la bonne humeur de notre groupe.

- Oui, et donc, la question que l'on se pose, est-ce donc sous cette joyeuse inspiration que fut composé le célèbre "No more raviolis" ?

- .........contrairement à la plupart de nos chansons, les paroles de celle-çi n'ont rien de sérieux. C'était juste parti pour une franche rigolade, qui devait figurer en face B d'un single mais jamais sur un cd... ... ...et puis il s'est avéré qu'en dépit des paroles, la musique était géniale, très inspirée, et beaucoup d'inspiration s'en dégageait... ...on a donc décider de réécrire les paroles... mais sans pour autant enlever le côté amusant des choses...juste y donner un double-sens... c'est une chanson qu'on peut prendre comme on veut en somme

- Alors, justement, vous êtes un groupe très engagé, je cite au hasard les paroles de la chanson "anti-raviolis" ou vous dites très distinctement : "anti-raviolis, tu perd ta chaleur, la faute à sarkozy et celle des dealers", pouvez vous nous expliquer votre engagement politique ?

- ...hum... ...en fait je crois simplement que nous n'avons pas envie de rentrer dans ce système. Il n'a qu'à prendre exemple sur le groupe des "mrpd", les "méchants raviolis pas drôles" qui, eux, n'ont pas hésités à chanter des hymnes à certains candidats. Nous ne sommes pas du tout comme ça.

- Parlons-en donc, de la rude concurence, on peut parler des "mrpd" mais notament d'un groupe très médiatisé, je veux parler des "crs" les Carottes Rappées Super, ne pensez vous pas qu'il est dure de lutter dans le monde du hard rock ?

- C'est assez compliqué dans la mesure où contrairement à ces deux exemples, nous ne passons jamais à la radio. à la place nous aimons jouer dans les cafés, les pubs ou les bars. Globalement, on a marchés que grâce au bouche à oreille, et on avait des fans fidèles. nous les remercions car sans eux, il est probable qu'on ne soit pas là aujourd'hui.

- Alors, justement, parlons de l'actualité, et tout d'abord, votre nouvel album, "heaven raviolis", comment se sont déroulées les sessions d'enregistrement ?

- Dans la bonne humeur. En fait, on aurait peut-être dû répéter un peu plus, mais c'était très bien comme ça...on avait le riff, le rythme, les mots...et ça partait...quand aux solos, aussi bien en enregistrement qu'en concert, on ne les revoyais que très peu, il n'était pas rare qu'on les improvises, il fallait que ça sorte des tripes et du coeur, pas de la tête...

- Justement, une tournée est envisagé... Pouvons nous avoir quelques indication quant à votre tour de chant ? Entendrons nous le célèbre : "Yeah, I'm a raviolis baby" ou l'incontournable "Let me groove my raviolis tonight" ?

- bien sûr, ils sont très demandés et ce sont des chansons où le public participe beaucoup, un album live est d'ailleurs envisagé.

C'est à ce moment que Tibi King parti se restaurer, l'interview était donc interrompu...
Le revoilà...


- Alors ce repas ? Que mange un hard rockeur ?

- un hard rockeur se nourrit de festivals, des choeurs, des applaudissements de son public.

- Nous parlions donc d'un album live, où allez vous l'enregistrer ? Sur une scène précise ou durant la tournée ?

- En réalité nous ne savons pas trop... c'est juste un désir que nous aimerions voir se réaliser... mais nous ignorons encore le lieu, même si la liste des chansons qui seront présentées est à peu près définie.

- Dans ce cas... Quels titres ? Dites-nous !

- La plupart de nos classiques seront bien entendu présents. ensuite, nous essayons de choisir les titres qui passent bien avec le public, où ce dernier pourra participer un maximum, et faire partie intégrante du show... c'est pour nous l'un des plus grands intérêtes des concerts... entendre nos fans jouer avec nous.

- Aurons-nous la chance de voir quelques invités ? On parle de Taj Mahal... de Eric Clapton... rumeur ou vérité vraie ?

- Désolé, une tournée avec Taj Mahal n'est pas prévue...mais nous ferons la première partie d'Eric Clapton sur quelques dates.

- Très bien. Alors, on ne peut malheureusement pas parler des "grh" sans parler de la drogue et cette fameuse affaire de LSD qui aurait pu clasher le groupe... Vous consommez toujours ? Vous planquez vous lamentablement ? Affichez-vous vous en pleine prise de substances ?

- Je n'ai jamais eu besoin de consomemer pour écrire. L'accusation dont est victime le groupe est fausse...ou presque. En fait, seul notre ancien batteur consommait...pas le reste du groupe.

- Puisque nous sommes dans le mensonge, restons y, pour qui allez vous voter en avril-mai 2007 ? Qu'attendez vous du nouveau président ?

- Je craint que cela ne vous regarde pas, et que nous nous éloignons du sujet.

- Que pensez vous du génocide des huitres ? Vous avez d'ailleur composé cette balade érotique : "huitre, sex & drug"

le génocide des huitres est un fait, qui pourrait bien dans quelques années atteindre la gravité que connaissent aujourd'hui les cas des chasses à la baleine et au phoque.
Quand à cette chanson, le groupe en est assez fier mais pourtant on ne la joue pas souvent en concerts.. ... ...dommage, je pense que le public pourrait apprécier...j'en parlerais au groupe.

- Merci bien Tibi King, bonne continuation donc, et je vous laisse, comme veux la tradition, le mot de la fin.

- Mon mot de la fin consiste à dire que je dois courir me préparer pour ne pas louper l'entrée du concert de ce soir !
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# Posté le dimanche 25 mars 2007 07:13

Modifié le dimanche 19 août 2007 06:43